Episode 40 - Marie Dasylva : « Se dire victime, c’est aussi commencer à se réparer »

Pour inaugurer la saison 4 du podcast, sur le thème de l'avenir, nous avons organisé un enregistrement en public avec Marie Dasylva, une invitée qui n’a pas sa langue dans sa poche et nous a apporté une bonne dose d’impertinence !

Marie Dasylva est coach et autrice. D'origine bissau-guinéenne, elle a longtemps travaillé dans la mode avant de créer son agence Nkaliworks pour accompagner les personnes victimes de discriminations au travail, grâce à des stratégies d'autodéfense sur mesure.

Son livre Survivre au taf parle de réhabiliter le statut de victime (une idée qui m'a bouleversée, et j'en parle), de réécrire les scènes traumatisantes avec des fins différentes, de faire respecter son humanité, de la fuite comme déclaration d'amour à soi-même. 
Dans cet échange, nous parlons de colère, de renaissance, de combats et d'espoir !

Merci encore à Marie Dasylva pour sa franchise, ses punchlines et son rire communicatif !

Merci à Little Africa de nous avoir reçues.

Merci à tous nos auditeurs et auditrices : les personnes qui ont fait le déplacement ce soir-là et, plus généralement, vous tous-tes qui nous écoutez chaque mois et donnez tout son sens à ce média.

Notes de l'épisode :

Dans cet épisode nous avons parlé :

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BONUS - Best-of de la saison 3 !

Le thème de cette troisième saison était la rencontre.

Rencontre avec soi, rencontre avec un autre pays qui nous ramène à nous-mêmes et à ce que nous sommes profondément. Rencontre entre deux parents, entre deux religions, entre deux fantasmes réciproques. Rencontre entre la grande et la petite histoire aussi...


Marion, Myriam Levain, Fatemeh Jailani, Sofiane Boubahlouli, Tiphanie et Lila Carlier ont été nos invité-es pour cette troisième saison. Un immense merci à ces six personnes qui m'ont accordé leur confiance et permis à Joyeux Bazar de poursuivre sa mission : ouvrir la parole sur les questions de multiculture et de diversité culturelle.


Merci aussi à vous auditrices et auditeurs, pour votre écoute assidue et enthousiaste !

Je vous souhaite une belle écoute et un bel été !

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Episode 39 - Lila Carlier : « Toutes les choses interdites aux expatriés, je les ai faites... »

J'ai rencontré Lila quand je suis partie vivre au Cameroun, en 2017-2018. Danseuse, chorégraphe et mille autres choses, elle tranchait dans le milieu artistique et culturel très bouillonnant de Douala, autant par sa différence visible que par son aisance. Blanche parmi les Noir.es, artiste fauchée parmi les artistes fauché.es.

Etant de passage à Douala à l'été 2021, j'ai voulu savoir, de ses propres mots, comment elle vit réellement le Cameroun. Et j'ai appris que derrière la fille bravache qui n'a pas peur de prendre la moto-taxi la nuit, il y avait aussi une furieuse envie d'être acceptée et aimée. Jusqu'où est-on prêt.e à aller pour s'intégrer ?

Dans cet épisode nous avons parlé :

Le témoignage de Lila porte un regard inversé par rapport aux récits habituels, et en cela finalement très universel, sur les questions d'intégration, de différence, de lien entre la petite et la grande histoire...

Notes de l'épisode :

Dans cet épisode nous avons évoqué :

Si vous avez aimé cet épisode, vous devriez écouter :

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Episode 38 - Tiphanie : « être ici chez moi, mais pas complètement chez moi, c’est une sensation que j’aime ! »

Depuis bientôt 8 ans, Tiphanie, française, vit à Montréal. Pourquoi on quitte son pays ? Comment naît l’envie d’aller voir ailleurs ? Qu’est-ce qui nous pousse vers l’inconnu ? Comment apprivoise-t-on progressivement l’autre, comment va-t-on à sa rencontre ? A quel moment naviguer dans l’ambigüité devient plaisant, ou pesant ? L’humain est un être curieux, et c’est étrange qu’on lui reproche parfois de traverser des frontières qui pourtant sont arbitraires.

Dans cet épisode nous avons parlé :

Un épisode à retrouver également sur toutes les plateformes de podcast !

Notes de l'épisode :

Dans cet épisode nous avons évoqué :

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Episode 37 - Sofiane Boubahlouli : « en marchant je créais ma propre identité à l’instant t, mon propre destin »

Marcher pour aller à la rencontre de soi.

En 2017, Sofiane Boubahlouli a parcouru plus de 5600 kilomètres à pied pour relier la Moselle, où il a grandi, à l'Algérie de son père. Nous avons parlé :

Restés en France, les parents de Sofiane ont néanmoins également cheminé avec lui à travers l'art. Ils ont créé ensemble une exposition qui mêle peinture, musique et images de voyage.

Notes de l'épisode :

Dans cet épisode nous avons évoqué :

Si cet épisode vous a plu, vous apprécierez celui-ci à trois voix : deux frères franco-algériens, Walid et Ryad, racontent comment leurs 13 ans d'écart ont façonné des rapports très différents à leur double culture.

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Episode 36 – Fatemeh Jailani : "J'ai passé toute ma jeunesse à expliquer l'Afghanistan à mes amis"

Alors que les Américains ont quitté Kaboul avec pertes et fracas cet été, c'est le moment, maintenant, d'entendre Fatemeh, américaine d’origine afghane.

Nous avons parlé bien sûr de la sidération au coeur de l'été et du sentiment, pour elle comme pour ses parents, de revivre des souvenirs enfouis : la famille qui appelle pour demander de l’aide, les cousin.e.s au destin stoppé net, le pays coupé du monde.

Fatemeh raconte la fuite de ses parents aux Etats-Unis à la fin des années 70, le mythe du retour au pays, la pression pour être des Afghan.e.s parfaits dedans et des Américain.e.s parfaits dehors, l’incompréhension entre les générations. Elle dit comment on se perd à vouloir s’adapter à tous et à tout, mais aussi comment on se reconstruit. Comment on crée un endroit que l’on peut appeler chez soi, comment on découvre que sa voix compte, comment on jongle avec le fait de vivre ici alors qu’une part de soi se meurt ailleurs.

Après un long parcours dans les affaires européennes, Fatemeh a créé Accidental European pour rapprocher les politiques publiques européennes des citoyen.ne.s, et il y a quelques mois elle a rejoint la direction de Singa, une ONG qui crée du lien entre personnes réfugiées et populations locales.

Notes de l'épisode :

Dans cet épisode nous avons évoqué :

Si cet épisode vous a plu, vous apprécierez certainement cet article sur le fait de vivre loin de son pays en guerre, mais aussi ce podcast avec Curtis, un Américain tombé amoureux de Paris et qui se joue de nos malaises et hypocrisies sur la couleur !

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Episode 35 – Myriam Levain : « Les Juifs séfarades sont hyper dépressifs, mais le cachent bien »

« La vérité si je mens », du couscous et de la bonne humeur à tous les étages, mais l’histoire séfarade est aussi faite d’exils – des aspects souvent tus ou enjolivés par les protagonistes.

Mon invitée Myriam Levain, cofondatrice de Cheek Magazine, a créé le projet @StayTunes qui collecte des témoignages autour des Juifs tunisiens et Juives tunisiennes. La Tunisie comptait près de 100 000 personnes juives à la fin des années 40, contre 1 500 aujourd’hui, les autres ayant émigré principalement en France et en Israël…

Avec Myriam, nous avons parlé :

Et pour finir, j’ai bien évidemment demandé à Myriam qui elle est devenue… Merci à elle pour sa confiance.

Cet épisode en live et en public a été enregistré au Ground Control à Paris dans le cadre de l’événement Nouvelles Voix organisé par Le Medialab 93 avec La Ruche Paris. Merci à toutes les équipes qui ont rendu cela possible, au public qui a répondu présent et à toutes les personnes qui écoutent et soutiennent Joyeux Bazar !

Notes de l'épisode :

Dans cet épisode nous avons évoqué :

Si cet épisode vous a plu, vous apprécierez celui avec Marion, née d'une maman juive tunisienne et polonaise, et d'un papa catho issu d'une famille vieille France très à droite... Comment grandit-on entre deux mondes qui se vivent comme adversaires ? Comment évite-t-on de choisir un camp ? Comment "habiter la frontière" ?

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Episode 34 – Marion : « à force de passer la frontière, j’ai l’impression de l’habiter »

Marion est née d'une maman juive tunisienne et polonaise, et d'un papa catho issu d'une famille vieille France très à droite... Comment grandit-on entre deux mondes qui se vivent comme adversaires ? Comment évite-t-on de choisir un camp ? Comment "habiter la frontière" ?

L'épisode 34 marque le début de la saison 3 de Joyeux Bazar, dont le thème est « la rencontre » !

Nous avons parlé de la rencontre entre ses parents, entre fétichisation, culpabilité, mais amour aussi (2'49), de cette impression de porter un costume trop grand pour soi quand on a une culture juive et un nom à particule (8'12), du fait d'exister (et se maintenir) "à l'intersection" plutôt que dans un seul monde (13'46), de la communauté comme cocon rassurant et/ou étouffant (20'26)

Un merci infini à Marion pour sa confiance, ses rires. On lui envoie plein d'amour.

Notes de l'épisode :

Dans cet épisode nous avons évoqué :

Si cet épisode vous a plu, je vous invite à lire notre article sur le Groupe des Foyers Islamo-Chrétiens (GFIC) qui aide les couples mixtes musulmans-chrétiens à s'aimer, depuis 1977 !

Vous pouvez également lire sur notre site web l'interview d'Olivier Orna, qui a fondé Theotokos, le premier site de rencontres chrétien en France - qui compte 20% de non-chrétien.nes !

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BONUS - Best-of de la saison 2 !

Avant d’entamer la saison 3, qui parlera de rencontre, je voudrais remercier chaque auditrice et chaque auditeur qui a prêté l’oreille au cours de cette dernière année et demi, qui a contribué à porter plus loin l’esprit et la lettre d’une identité résolument plurielle et mouvante.

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Episode 33 – Curtis : « Les Français.es m’exotisent, et j’en profite »

Curtis Young est américain. Il a grandi à Chicago et a vécu mille vies avant d’arriver en France, il y a presque 25 ans, et se sentir enfin chez lui. Une évidence qui lui a donné l’énergie de reprendre des études de français et d’histoire pour venir vivre ici. C’est l’histoire d’un Noir Américain tombé amoureux de la France, et qui reste néanmoins très lucide sur notre pays, ses rigidités, son refus de voir les couleurs, sa fascination pour les Noir.e.s s’iels sont américain.e.s. Mais plutôt que de regretter la fétichisation dont il fait l’objet, il a pris le parti d’en profiter – pour entamer une brillante quatrième carrière, et plus généralement pour vivre « a wonderful life ».

Nous avons parlé ce sentiment très fort qu’il a éprouvé en arrivant en France par l’Eurostar (2’02), du regard qu’il porte sur son pays natal – heureux de s’y être construit, heureux de ne plus y vivre (3’10), des trois ans qu’il a passés au Japon comme espion pour l’armée américaine et qui lui ont fait découvrir une autre humanité (7’28), du sentiment de ne pas être chez soi et l’envie de voir plus grand (9’44), du racisme profondément ancré dans l’histoire et le fonctionnement des Etats-Unis, mais que l’on accepte de voir (11’21), d’une société française engluée dans son illusion universaliste mais qui lui offre des opportunités inédites (14’23), de la différence de statut entre Noir.e.s africain.e.s et Noir.e.s américain.e.s en France (15’43), de la contribution des Noir.e.s à la formation et la richesse des Etats-Unis (17’20), de l’identité comme carte de visite (19’07) !

Notes de l'épisode :

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