LE PROJET

Un mercredi sur deux, une personne anonyme ou connue vient raconter comment elle vit sa double culture, comment dans tout ce bazar elle a pu se construire et devenir elle-même.

L'occasion de se rendre compte que les origines emmêlées, c'est en effet complexe (que ce soit le poids de l'Histoire, le regard des autres ou le besoin d'appartenance), mais ce n'est pas forcément toujours triste et terrible. Parfois aussi, c'est léger, joyeux, inattendu... On rit, on pleure, on s'étonne, bref, c'est le bazar, mais c'est ça qui est bon !
Ce podcast se penche donc sur une espèce fort intéressante, les multiculturels. Posez une question, on ne sait jamais quelle partie de nous va répondre. Toujours plus nombreux à naviguer dans les eaux à la fois périlleuses et délicieuses de l’identité multiculturelle, et donc à avoir en permanence le derrière entre deux chaises (au moins), nous sommes devenus des acrobates du « en même temps ».
Est-ce que notre époque est prête, si mondialisée et si repliée sur elle-même ? En tout cas, on est ce qu'on est, et il nous arrive même d'en sourire... Car oui, c’est emmêlé, inconfortable, imprévisible, ça pique, ça blesse, ça chatouille, parfois tout ça en même temps ! Et pour autant, on ne s’échangerait contre rien au monde !
On peut parler politique migratoire ou post-coloniale, racisme ou appropriation culturelle dans ce podcast. On va en parler, c'est même sûr. Mais ce n'est pas le cœur du sujet. Ce qui nous intéresse, c'est le vécu à hauteur d'humain, dans toute sa complexité.
Ce fameux métissage, génétique ou culturel, qu’est-ce qu’on y gagne, qu’est-ce qu’on y perd ? C’est quoi, nos racines, qu’est-ce qu’on peut transmettre, comment les autres nous perçoivent, quel impact sur nos choix de vie ? Et surtout, comment devient-on soi-même dans tout ce bazar ? C’est ce que les invités racontent un mercredi sur deux, pendant une quinzaine de minutes.

C'est parti !

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L'AUTEURE

Je m’appelle Alexia Sena, je suis française et je suis camerounaise - un peu plus, un peu moins selon les moments !

Née à Paris de parents camerounais, partie vivre au Cameroun à 5 ans, revenue en France seule à 15 ans, j'ai vu ma «partie» camerounaise s'effacer lentement mais sûrement, pour ensuite réapparaître, sous forme de questionnements très forts et très douloureux quand je suis devenue maman.

Pour autant, quand je suis partie vivre un an au Cameroun en 2017, j'ai trinqué ! N'ayant pas les codes, j'ai été rejetée autant que j'ai rejeté, je m'y suis sentie aussi bien que mal, ce pays m'est douloureux et précieux. Au bout d'un an je suis revenue en France, en ayant bien compris que je n'étais plus vraiment de là-bas, et que je serai toujours de là-bas.

L'accumulation de moments «lost in translation» fait donc partie intégrante de ce que je suis. C'est très intéressant et ça fait très mal, c'est très riche et c'est très fragile. Ce n'est ni bien ni mal, ni mieux ni pire que la vie du voisin. C'est juste différent et complexe, et ça va beaucoup mieux depuis que je l'ai accepté et intégré.

C'est mon expérience humaine d'identités emmêlées, et celle que mes invités acceptent de confier, que je veux partager ici !

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Crédit photo : Annie Gozard

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