Wilfred Kamga, fondateur de Stuwel, portail des étudiant.e.s africain.e.s en France

Aujourd'hui diplômé d’une école d’ingénieur.e.s, Wilfred a commencé à concevoir Stuwel pendant ses études, en partant de ce constat simple : même avec d’excellents résultats scolaires et les moyens financiers suffisants, venir étudier en France est souvent un chemin de croix !

Pourquoi as-tu créé Stuwel ?

Quand je suis arrivé en France en 2015, pour poursuivre des études commencées dans mon pays d’origine le Cameroun, j’ai réalisé à quel point mon établissement scolaire camerounais m’avait facilité les démarches. En côtoyant d’autres étudiant.e.s ici, j’ai vu à quel point il était difficile pour beaucoup d’étudiant.e.s étranger.ère.s de s’intégrer dans ce pays, pour des raisons qui, d’après mes recherches sur le sujet, commencent dès leurs pays d’origine. L’ambition de Stuwel est d’accompagner les étudiant.e.s africain.e.s dans leurs démarches pour s’installer et étudier en France.

Quel est le “marché” des étudiant.e.s étranger.ère.s en France ?

D’après les derniers chiffres de Campus France, la France compte 370 000 étudiant.e.s étranger.ère.s, dont 300 000 qui ont obtenu le baccalauréat hors des frontières et sont donc en mobilité, le temps d’un échange universitaire ou plus. Au total, 14% des étudiant.e.s en France sont d’origine étrangère et parmi eux.elles, près de 46% sont d’origine africaine. Les 5 pays ayant soumis le plus de demandes de visas étudiants pour la France sont le Maroc, l’Algérie, le Sénégal, la Chine et la Tunisie.

"Le principal obstacle est le manque d’information, alors qu’il existe d’immenses ressources"

wilfred kamga

Quelles sont les raisons qui poussent les jeunes que tu rencontres à choisir la France plutôt qu’un autre pays ?

L’éducation en France est très souvent de meilleure qualité que celle proposée dans leur pays d’origine. Et par rapport à d’autres pays d’accueil, la France se démarque par les avantages sociaux offerts à ses habitant.e.s, mais aussi par les liens historiques avec l'Afrique.

Quels sont les principaux écueils que rencontrent les étudiant.e.s étranger.ère.s pour étudier en France ?

Le principal obstacle est le manque d’information, alors qu’il existe d’immenses ressources. Typiquement, nous avons constaté que dans certains pays, le moteur de recherche ne propose pas tout le périmètre d’informations nécessaires ! De même, nous voyons des étudiant.e.s qui se voient refuser le visa d’études en raison d’une pièce non conforme aux attentes de l’organe diplomatique français du pays ou qui, une fois arrivé.e.s ici, ont du mal à boucler leur budget mensuel parce qu’ils.elles ne connaissent pas l’existence des aides au logement proposées par la Caf !

Quel type d'informations fournit Stuwel aux étudiant.e.s qui sont encore dans leur pays ?

Nous leur présentons toutes les ressources-clés à connaître pour maximiser les chances de réussite de leurs démarches de mobilité vers la France, car certain.e.s se lassent des recherches interminables et finissent par renoncer. 

"Nous proposons aux établissements de faciliter l'intégration de leurs recrues étrangères, en les accompagnant dans les premières démarches"

wilfred kamga

Est-ce que tu dirais que tu facilites aussi leur intégration dans la société française, une fois arrivé.e.s ici ?

Oui, je dirais cela. Par exemple, nous proposons aux écoles d’accompagner leurs recrues étrangères dans les premières démarches, telles que l’enregistrement à l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), la souscription à un abonnement téléphonique, ou l’achat de la carte de transports adaptée.

Justement, quel est l’intérêt des écoles de commerce et d’ingénieurs à collaborer avec Stuwel ?

Stuwel a accompagné près de 400 étudiant.e.s en Afrique. Par notre parfaite connaissance de leurs environnements de départ, nous nous adressons à eux de manière plus efficace et moins coûteuse que quand ces écoles le font en direct. D’autre part, en proposant une solution pour assouplir les contraintes administratives de leurs talents, les écoles se démarquent et augmentent leur propre attractivité. Enfin, de manière très pragmatique, nos services étant mutualisés entre les pays et les établissements, nos tarifs sont forcément compétitifs ! (rires)

De nombreuses grandes écoles françaises ouvrent des campus en Afrique, du nord notamment. Que penses-tu de ce mouvement ?

La tendance va se développer, parce que les étudiant.e.s étranger.ère.s sont un vivier essentiel à la renommée et à l’équilibre économique des grandes écoles françaises. Je suis d’ailleurs très attentif à ce mouvement, de manière à ce que Stuwel puisse être utile aussi à ces étudiants en mobilité intra-continentale. Mais à court et moyen terme, les flux intercontinentaux vont rester très importants, donc nous restons concentrés sur ce marché.

Vous l’aurez compris, Stuwel est en pleine croissance. Si l’esprit du projet résonne chez vous, écrivez sans plus tarder à Wilfred (wilfredkamga@stuwel.com) !

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